1957 - France Fayard

 
Titre original
  Il n'est pas si facile de vivre
 
 
 
© Fayard
 

 

Titre original

 

Il n'est pas si facile de vivre

Éditeur Fayard
Lieu d'édition Paris, France
Année de l'édition 1957
Année du copyright 1957 (Fayard)
Langue Français
Genre Autobiographie
 
 
 

Présentation du livre par l'éditeur

La Hongrie est en feu. Les Allemands, qui y sont entrés en maîtres, se sont retranchés dans Budapest et entendent tenir la ville, qu'assiègent les Russes.
C'est ce siège de deux mois, vécu dans la cave de leur immeuble pris, au bord du Danube, sous les feux croisés des belligérants, que raconte Christine Arnothy. Ils sont là, une douzaine à attendre l'avancée russe avec l'espoir qu'elle marquera la fin de l'oppression et de l'horreur.
Mais bientôt, les parents de Christine décident de quitter le pays. Ils aboutissent dans un camp de réfugiés en Autriche, d'où Christine veut s'arracher à tout prix. Cette existence recommencée est le thème de Il n'est pas si facile de vivre, qui fait suite à J'ai quinze ans et je ne veux pas mourir.
© Fayard et Christine Arnothy
 

Extrait
" Après le siège de Budapest, il ne nous restait rien. La façade était trouée par les obus. J'aurais pu m'asseoir sur notre parquet, jadis si bien soigné, tout en balançant mes jambes dans le vide. L'immeuble où j'avais passé quinze ans de ma vie était devenu un danger public. Quand la situation à Budapest se fut stabilisée, quand il n'y eut plus de cadavres dans les rues, les passants descendaient du trottoir devant notre maison et faisaient un écart pour ne pas risquer d'être écrasés si elle s'écroulait. Les murs de ma chambre étaient tout lézardés, et ces grandes fentes noires me frappaient comme des blessures ouvertes.
Rien, pas un objet n'avait pu être sauvé. Les débris de notre vie d'autrefois étaient couverts d'une crasse immonde. L'immense marée montante de ce siège sanglant s'était retirée, mais la ville paraissait souillée pour toujours. "
© Fayard et Christine Arnothy
© Christine Arnothy

 

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